04 juillet 2009
mes mots me pesent. je plonge et ces bruits enfin m'abandonnent. Silence.
"J'épouserais tes silences et notre contemplation n'en deviendra que plus belle"
bande son: Satie/Gnossienne n1
Entourée de corps flous sans visage, les yeux avides d'un point sur lequel se fixer
Si les ondes négatives s'évaporaient au contact de l'eau, je pourrais constater que je suis une personne étrangement satanique. Ce soir je sonne creux.
02 juillet 2009
"Ma vie est une grande chambre noire"| Banana boat song



Ces silences m'abusent.
30 juin 2009
windmill windmill for the land.

I must get the triangle power today
( mon dieu! quelle classe: je parle anglais!)
Oral de français ce midi. Youpi
27 juin 2009
Neo-limbique | renaissance du zap book



26 juin 2009
"je met les pieds où je veux little john,... et c'est souvent dans la gueule"

CHANSON DU FANTÔME
Je ne sais plus dans quel pays t'apparaître:
L'herbe est dorée autour de mon cercueil d'or.
Un rosier noir brûle aux grilles des fenêtres.
L'espace est libre entre la Vie et la Mort.
C'est une ville et la nuit tourne autour d'elle,
Pâle des fleurs de ses jardins suspendus.
C'est une nuit qui sourit quand on l'appelle
Et resurgit d'un monde à demi perdu.
Regarde-moi, même si rien ne t'incline
Vers ce fantôme aux yeux ardemment baissés ;
Je m'enfuirai par la porte des collines
Avec la brume et les chemins du passé.
C'est une nuit qui s'habille en courtisane
Mais ses péchés l'enivrent de désespoir:
Elle a voilé d'une étoffe diaphane
Ses cheveux roux et son corps de velours noirs.
Mais cette nuit me libère et me ressemble,
Je la caresse avec mes yeux tourmentés.
La Mort et moi ne savons que faire ensemble
Et je m'ennuie à longueur d'éternité.
Regarde-moi, puisque tu ne peux rien dire
A cette bouche à présent muette enfin.
J'aurai choisi pour te calmer d'un sourire
Ce sol obscur, pétri d'ombre et de jasmin.
Les grands oiseaux qui m'apportent des nouvelles
Me disent bien que tu souffres sans répit
Lorsque tu crois que mon corps ployant se mêle
A ceux des morts dans leurs tombeaux assoupis
Regarde-moi, puisque tu veux vivre encore
Et respirer dans ton enfer éclatant.
J'ai pris ton âme et l'emporte avec l'aurore
Sous le désert de mon suprême océan.
(L'Herbe et le feu, ed Seghers, 1958)
Anne-Marie De Backer
25 juin 2009
élan primitif
on va rapidement en besogne peut-être. je voudrais manger du cachalot accroupie sous une mandragore fumante. Baldinguée de tout bord contre un poteau électrique, le vent tourne et les sirènes hurlent à la mort. Il fait bon vivre aux pays des alligators, non? tu ne trouves pas? je suis une pomme bien verte et indigeste. Tu rigoles ou quoi? t'as oublié que t'étais nulle? oué désolé, je pensais à autre chose. Comme d'habitude. Le camping sauvage n'en est plus à sa première tentative d'urbanisation, le monde croule sous un trou béant qui le grignote à mesure que les caissières disparaissent de notre monde capitaliste. Les communistes sont relégué au clan des anti-héros, l'absinthe se fait rare sur les plateaux de cinémas, le LCD a signé son arrêt de mort. On a détruit les murs peints sous les substances psychotropes quelconque, les franges sont pourtant toujours à la mode, on a diminué l'atmosphère, les nappes ne sont plus à carreaux rouges et blancs. C'est le chaos, contestataires de merde, va te jeter dans un trou, je boucherais les bulles d'air plus tard. les nuages pullulent dans le ciel en Technicolor, les masses se rejoignent, l'hypocondriaque à peur dans sa coupée cabriolé noire et les cailloux roulent sur la pente abrupte. Si les gens savaient qu'ils étaient cons... ils le savent non? Peut-être pas, sinon, ce seraient plus des cons. mais on est tous idiots non? On s'échappe, on se gausse, on se tue à la tache, on glousse, on fusionne, on disparait, on oublie. la pluie d'été est une des choses que je trouve les plus belles. Moisissures, temps perdus, tâches, l'asphalte est poisseux sous la chaleur de cette fin de journée. Vide vide vide. Questions, enfin. Silence. le fait d'être moi m'implique dans trop de choses.
















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